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7 améliorations ESSENTIELLES et à votre portée grâce aux techniques de renforcement des fascias

Partie 7

Je veux que mon enfant soit plus heureux!

 

Tous les enfants ABR connaissent des améliorations motrices significatives…  mais l’objectif d’ABR est ‘aussi’ de les rendre plus en santé, plus forts, plus heureux… et ceci se reflète invariablement sur le bonheur de la famille toute entière.

 

Je vous pose la question: qu’est-ce qui rendrait votre enfant…et vous-même vraiment heureux?

La plupart des parents répondent spontanément: ‘si seulement il (elle) pouvait marcher’,  ‘si seulement il (elle) pouvait parler!’

Mais, êtes-vous vraiment certain que c’est ce qui rendrait votre enfant plus heureux?

En tant qu’êtres humains, nous avons tendance de voir les choses à travers nos propres lentilles, à travers notre réalité… qui n’est pas nécessairement la réalité de notre enfant.  Marcher et parler sont des éléments essentiels à notre bonheur et plusieurs parents sont prêts à tout (et très souvent à trop…) pour amener leur enfant à LEUR réalité…plutôt que de respecter LA LEUR!  Trop souvent, cet immense désir d’amener leur enfant à ce qu’ils considèrent le ‘paradis’ peut s’avérer un véritable  ‘enfer’ pour lui (elle), alors que la surstimulation, l’insatisfaction constante prennent le dessus sur la raison.

Il est urgent de ramener le concept de la réhabilitation au niveau humain, et plus précisément, au niveau de ‘l’être’ humain.

Ce qui implique arrêter de surveiller ‘combien de mètres, combien de secondes de plus votre enfant a performé aujourd’hui’.. pour revenir à l’essentiel: “quelles possibilités votre enfant a-t-il de s’exprimer, de développer sa personnalité, d’explorer le monde autour de lui”, bref, de regarder sa situation avec  perspective humaine plutôt que de le voir comme une ‘machine’ qui fonctionne mal, mesurant constamment le nombre de pieds, de miles, ou de mètres de plus qu’elle peut réaliser…

Le bonheur et l’épanouissement sont liés l’un l’autre.

 

Ils s’entrecroisent à 3 niveaux.

Niveau 1, le contact humain

qui se traduit par l’amour inconditionnel… indépendamment de ce que votre enfant peut ou ne peut pas faire.

Niveau 2, le véritable épanouissement

si votre enfant souffre ou lutte chaque jour en raison d’un pauvre métabolisme, il y a peu de chance qu’il (elle) expérimente le bonheur, pas plus que vous-même d’ailleurs.  C’est alors que le concept de Vitalité et vigueur versus vulnérabilité et fragilité, expliqué dans un article antérieur,  prend tout son sens et doit avoir  priorité sur tout désir de développement moteur.

C’est LA condition essentielle.

Niveau 3, la construction systématique et intelligente des blocs qui doivent nécessairement précéder la performance:

la  robustesse, la segmentation, la mise en charge, le positionnement automatique, etc…

 

Et tout ceci implique un changement d’attidute majeur au niveau des attentes!  Il ne s’agit plus de ‘performer’ à tout prix, il s’agit de construire les mailles du tissu ‘humain’…qui sont aussi les véritables  mailles du bonheur.

Encore trop de parents voient leur enfant comme ‘une machine brisée qu’il faut absolument réparer’.  ABR les voit comme des êtres uniques avec leur propre caractère, leur sensibilité, leur conscience, leurs pensées, leur amour de la vie, leur dignité, et travaille à les faire grandir et s’épanouir en tant qu’ être humains à travers leur métamorphose structurelle.

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7 améliorations ESSENTIELLES et à votre portée grâce aux techniques de renforcement des fascias

Partie 6

Présence et éveil

vs déconnection et mauvaise humeur

 

La plupart des parents pensent que l’éveil et la participation de leur enfant est intimement relié aux signaux provenant du cerveau.

S’il est vrai que le cerveau joue définitivement un rôle à ce niveau, peut-être ne devriez-vous pas pour autant lui attribuer toute la responsabilité du manque d’interactions de votre enfant avec son entourage…

Il y a, en effet, bien d’autres facteurs qui  peuvent contribuer à la déconnexion de votre enfant.

 

Il suffit de penser à ce que vit votre enfant au quotidien!

  • La faiblesse du haut de son corps

cause l’affaissement permanent, ou du moins récurrent de sa tête et de son tronc,le privant d’un contact visuel essentiel avec son entourage.   Son rapport avec le monde est alors davantage basé sur l’ouie que sur la vue,  ce qui change radicalement sa relation aux autres.

Guillaume Dulude, docteur en neuro-psychologie explique:  ‘la communication commence aussitôt que les gens entre dans le champs de vision les uns des autres…’  Pour l’enfant atteint de paralysie cérébrale, la communication repose d’abord sur l’ouïe, ce qui change radicalement sa relation au monde.

  • La vulnérabilité et la fragilité

​​​​​​​de son métabolisme lui posent des défis quotidiens.  Une santé fragile, un sommeil léger, une mauvaise digestion contribuent à une fatigue constante, souvent même à un épuisement qui favorisent  peu les échanges sociaux.

  • Les réactions en bloc de son corps

rendent sa vie quotidienne extrêmement  inquiétante. Le moindre de changement de position cause son déséquilibre et le menace de chute. L’enfant atteint de paralysie cérébrale n’a  aucune confiance en son corps.  Il est constamment sur ses gardes et en état de stess.

  • Les efforts volontaires  excessifs

qu’il doit régulièrement produire, étant forcé à recourir à ses muscles squelettiques , ne pouvant compter sur ses tissus conjonctifs pour se soutenir le portent peu à s’ouvrir aux échanges sociaux… toute demande de performance se traduisant pour lui par un effort  immense, de la fatigue et de l’épuisement.   L’enfant cérébrolésé, ne serait-ce que par les défis quotidiens que lui imposent sa structure et son métabolisme a très peu de place pour développer une présence avec son entourage et peu de chance de satisfaire ses parents en terme d’éveil… alors qu’un enfant bénéficiant d’un cou et d’un torse robustes, de vitalité et vigueur, d’un répertoire de mouvements variés grâce à une segmentation adéquate, d’une mise en charge spontanée et facile sera infailliblement plus présent, éveillé et développera le désir d’interagir avec son entourage.

D’où l’importance de miser sur l’amélioration de sa structure, si vous voulez avoir plus d’interactions avec lui.  La stimulation ne suffit pas à lui permettre de s’ouvrir à vous et à son entourage, si son corps est vulnérable.  Un enfant mieux dans sa peau sera invariablement plus attentif à ce qui se passe autour de lui, et plus porté à participer aux activités que vous lui proposez.

Améliorez sa structure… vous améliorerez en même temps sa relation avec vous!

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7 améliorations ESSENTIELLES et à votre portée grâce aux techniques de renforcement des fascias

Partie 5 

L’équilibre

vs Un positionnement incontrôlé

Nous avons parlé dans les articles précéents de la nécessité de renforcer les fascias de votre enfant afin de lui permettre de …

  • tenir sa tête et son tronc droits
  • développer son énergie et sa vitalité
  • créer ses segmentations pour bouger sélectivement
  • se soutenir sans effort

La position assise en est une où l’enfant doit être capable de maintenir son équilibre à travers la  gamme complète des mouvements.  Si on le déséquilibre, il doit être capable de contre-balancer avec son corps, rétablir sa position initiale plutôt que de chuter en un seul bloc.

Je vous invite à effectuer quelques tests avec votre enfant pour mieux comprendre ce qui l’empêche de développer son équilibre.

En position couché(e) sur le dos,

  1. tournez sa tête de gauche à droite

Vous remarquerez que toute tentative de tourner sa tête sur les côtés implique le mouvement de ses épaules.

Ceci signifie que sa tête ne bouge pas indépendamment de son thorax.

En position assise,

  1. poussez doucement votre enfant vers l’arrière

Vous remarquerez que ses jambes se soulèvent du banc ou de la table.

Ceci signifie qu’il n’y a pas de division entre ses jambes et son thorax.

Dans la même position,

  1. poussez doucement votre enfant vers les côtés

Vous constarez que ses jambes vont dans la direction opposée.

Ceci signifie qu’il n’y a pas de division adéquate entre sa colonne lombaire, son bassin et ses jambes. 

Toujours assis, face à vous,

  1.  attrapez votre enfant par les épaules et  tournez-les vers la droite ou la gauche, puis relâchez d’un coup,

Vous verrez que son corps revient à Ia position initiale ‘comme un ressort’, démontrant un manque de division entre les vertèbres et, par conséquent,

une grande rigidité tout le long de la colonne vertébrale.

Ces limitations n’en sont que quelques-unes expliquant l’incapacité de votre enfant à s’ajuster à tout défi venant de l’extérieur à sa position initiale et sont les manifestations de la faiblesse des tissus profonds, aussi appelés les fascias,  et de la nécessité de s’attaquer à leur remodelage et renforcement avant même de considérer la possibilité de développer le contrôle de son corps et son équilibre.

L’entraîner à développer son équilibre dans ces conditions est une initiative purement utopique!

Seul le renforcement de ses fascias peut libérer votre enfant de sa prison mono-bloc et permettrre le développement de son équilibre.

 

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7 améliorations ESSENTIELLES et à votre portée grâce aux techniques de renforcement des fascias

Partie 4

Aidez votre enfant à se soutenir facilement et spontanément

plutôt qu’avec les efforts démesurés qu’il déploie aujourd’hui.

 

Combien de fois voyons-nous des enfants atteints de paralysie cérébrale lever courageusement la tête lorsque positionnés à quatre pattes pour tenter de ramper?  Nous voyons ces enfant pousser désespérément sur leurs bras pour se soulever du sol,tenir la position dans un effort COLOSSAL  pour s’effondrer piteusement absolument épuisés au bout de quelques minutes.

Pourquoi est-ce si difficile pour eux de se tenir sur les coudes ou leurs mains?

 Les personnes normales ne pensent même pas à se tenir, elles se tiennent, c’est tout…c’est une performance qui ne requiert aucun effort musculaire. 

Pourquoi?​​​​​​​  Parce que pour nous soutenir nous faisons inconsciemment appel à notre force de compression, qui est intimement liée au tonus de nos fascias.  Nous ne fournissons aucun effort pour lever la tête ou le torse…alors que l’enfant atteint  de paralysie cérébrale, privé d’une  force de compression suffisante (en raison d’un pauvre tonus fascial) n’a d’autre choix que de recourir à ses muscles squelettiques (biceps, triceps,…) pour atteindre la même performance. Le problème, c’est que les muscles squelettiques 1) ne sont pas conçus pour nous soutenir et 2) sont extrêmement ‘coûteux’ en termes de dépense énergétique.

On n’a qu’à penser combien ils se fatiguent vite quand on soulève des poids au gym.

C’est pourtant la même performance olympique que nous attendons de l’enfant atteint de paralysie cérébrale pour lever son corps du sol en poussant sur ses bras…ou lorsque nous lui demandons de lever la tête en utilisant les muscles de son cou.

Nos biceps/triceps, par exemple, ne sont pas faits pour soutenir notre corps, mais pour fournir aux bras la structure mécanique nécessaire à leur mouvement(lever,  baisser, tirer, pousser, etc.)

​​​​​​​C’est ce qui explique l’échec de l’entraînement à ce niveau.

Ceci nous mène à une question fondamentale :

​​​​​​​Quelle sorte d’entraînement imposez-vous à votre enfant?  Apporte-t-il de vrai gains…ou plus d’épuisement qu’autre chose?  Parlons-nous d’efficacité ou de surmultiplication inutile des efforts?  Lorsque l’on comprend mieux comment la structure du corps humain fonctionne, on réalise que tout cet entraînement est, en fait, tout à fait illusoire si l’on n’améliora pas au préalable la structure pour réaliser ces mouvements.

​​​​​​Développer une structure profonde solide est la condition sine qua non d’un développement moteur réfléchi et durable, dont une mise en charge facile et spontanée.

 

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7 améliorations ESSENTIELLES et à votre portée grâce aux techniques de renforcement des fascias

Partie 3

Répertoire Multi-Dimensionnel de mouvements

vs Dimension mono-bloc et mouvements robotiques 

 

Quand je demande aux parents quels sont leurs objectifs, ils répondent simplement : ‘Nous aimerions qu’il (elle) puisse attraper des objets’ ou  ‘Nous aimerions qu’il(elle) soit capable de ramper’, etc.

Ceci démontre bien la tendance des parents à sous-estimer l’importance de chaque pièce du casse-tête qu’ils essaient de construire.

Car il faut comprendre que tout mouvement nécessite la présence préalable de caractéristiques mécaniques bien précises.

 

Je vous propose de faire quelques tests simples avec votre enfant:

 

Couchez-le(la) sur le dos sur une table ou un banc.

  1. Placez votre main derrière sa tête et levez-la de ​​​​​​​sorte à ce que son menton touche son thorax. 

Observez ce qui se passe. Les épaules se détachent du sol? Lever sa tête entraîne dans le mouvement ses épaules, voire même une partie de son tronc? Ses fascias sont faibles et donc votre enfant ne possède pas une segmentation adéquate entre sa tête et son troncc.

 

Toujours dans la même position,

  1.  Attrapez un bras et  croisez-le à travers son thorax. 

Que se passe-t-il?  La tête, et même dans certains cas, le reste du corps  sont impliqués dans le mouvement?  Qu’est-ce que cela veut dire?  Ses fascias sont faibles et donc votre enfant ne possède pas une segmentation (division) adéquate entre ses bras et son tronc.

 

Toujours dans la même position,

  1.  Attrapez une jambe au niveau de la cheville et levez-la à 90 degrés sans plier le genou.
  2. Qu’est-ce qui se passe?  L’autre jambe et même le bassin quittent le sol?  Cela  signifie encore que les fascias sont faibles et donc que votre enfant manque aussi de segmentation (division) entre la colonne lombaire,le bassin et les jambes.

 

Autrement dit, votre enfant bouge en un seul bloc.

Tenter de l’entraîner à quelque mouvement que ce soit sans créer au préalable une segmentation adéquate entre la tête et la ceinture scapulaire (omoplates, clavicules et sternum-1);  entre les bras et le tronc (2),puis entre les jambes et le bassin (3) …s’avère une initiative pour le moins très limitée en terme de possibilité et mène au mieux à ce que l’on appelle des mouvements robotiques unidimensionnels.

 

Pourquoi en est-il ainsi? 

 

Nos tissus conjonctifs, lorsqu’ils ont un tonus solide, sont responsables de la transmission des forces, permettent à chaque muscle de se contracter de façon organisée et aux mouvements de s’effectuer de façon sélective.

Chez les enfants atteints de paralysie cérébrale, ces tissus profonds sont faibles et ne jouent plus leur rôle correctement.  C’est la raison pour laquelle il est essentiel de restaurer leur tonus avant de penser à  quelque amélioration motrice que ce soit.

Chez les individus ordinaires, vous, par exemple, pouvez observer que votre  tête est segmentée de votre thorax (ce qui  vous permet de tourner la tête sur les côtés sans bouger les épaules), votre cavité thoracique est segmentée de votre cavité abdominale (ce qui vous permet de tourner le haut de votre corps vers la droite ou la gauche sans bouger votre bassin), vos jambes bougent indépendamment l’une de l’autre et indépendamment de votre bassin(ce qui vous permet de marcher avec équilibre).

Vous bénéficiez de ce que l’on appelle un répertoire multi-dimensionnel de mouvements.

Heureusement, il est possible de renforcer les tissus conjonctifs chez les enfants atteints de paralysie cérébrale par une technique facile à apprendre appelée stimulation trans-fasciale visco-élastique. À mesure que les tissus se renforcent, l’enfant développe des mouvements plus sélectifs, plus fluides et plus contrôlés.

Une fois ce renforcement réalisé, l’entraînement prend tout son sens, alors que l’enfant cérébrolésé n’est plus emprisonné dans une structure mono-bloc.

Sauter les étapes ne mène nulle part.  On pourrait comparer cette situation à construire une maison en faisant fi des fondations.  Si les fondations (tissus conjonctifs) sont chambranlantes, les étages supérieurs ne pourront jamais être très solides…

 

La prochaine fois, je parlerai de Mise en charge sans effort vs avec un effort volontaire excessif

Soyez-y!

 

 

 

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7 améliorations essentielles et à votre portée grâce aux techniques de renforcement des fascias

Partie 2

Vitalité et la Vigueur vs vulnérabilité et la fragilité

Il y a deux jours, j’ai parlé du concept de Robustesse versus faiblesse du cou et du tronc, mettant en lumière l’importance de construire une structure solide pour permettre à votre enfant de contrôler le haut de son corps, et soulignant le côté utopique de l’entraînement lorsque le canevas structurel n’est pas suffisamment solide.

Aujourd’hui, j’aimerais discuter d’un autre concept essentiel sur lequel repose le développement moteur de votre enfant: la vitalité

Votre enfant a-t-il suffisamment d’énergie, de vigueur pour répondre aux demandes qui lui sont faites quotidiennement? ‘Lève ta tête!’ ‘Tiens-toi droit!’ ‘Mets ta jambe devant l’autre!’ ‘Regarde la vidéo’, ‘Rampe!’, ‘Va à l’école!’ ‘Fais ci, fais ça!’, ‘T’es capable!’

Regardons-y de plus près…

Où les enfants ordinaires puisent-ils leur énergie?

De la nourriture (et, bien sûr, de la bonne absorption des nutriments), de la digestion, de l’hydratation, de la respiration et du sommeil… telles sont les sources énergétiques qui leur permettent de répondre aux demandes physiques, intellectuelles et métaboliques sur une base quotidienne.

Mais, même lorsqu’ils ont épuisé cette énergie tout au long de la journée, il leur reste toujours un ‘surplus’ qui leur permet de grandir et de se remodeler au cours de la nuit. La pile n’est jamais complètement épuisée.

Qu’en est-il de l’enfant atteint de paralysie cérébrale? 

L’absorption des nutriments ne se fait pas aussi bien, l’hydratation n’est pas idéale, la respiration est loin d’être optimale et le sommeil est rarement totalement réparateur.

Conséquemment, l’enfant cérébrolésé ne bénéficie pas des mêmes sources énergétiques que ses frères et sœurs.

En fait, ces déficiences constituent un lourd tribu sur son énergie générale… si bien qu’il dépense au moins trois fois plus d’énergie qu’eux pour les mêmes activités, soient-elles métabolique, intellectuelle ou physique. 

Trois fois plus!!!  Réalisez-vous bien ce que ça veut dire?

Trois fois plus d’énergie pour respirer, digérer, bouger ou même resté(e) assis(e) dans son fauteuil roulant! Si le trajet pour aller à l’école est d’une heure, il suscite la même fatigue qu’un trajet de 3 heures pour l’enfant atteint de paralysie cérébrale et ceci en dehors de la stimulation quotidienne! Accepteriez-vous d’endurer une fatigue quotidienne de 6 heures de voyage pour aller travailler?  Cinq jours par semaine?

Résultat:  l’enfant cérébrolésé est souvent épuisé, dépourvu de tout ‘surplus’ qui lui permettrait de grandir et se développer comme les autres.

Stimuler à  tout prix n’est pas la solution! 

La stimulation doit être intelligente,  planifiée et appliquée de façon stratégique.  Autrement, vous épuisez votre enfant qui doit déjà faire face à d’importants défis métaboliques, physiques et sensoriels.

Renforcer les fascias (tissus conjonctifs qui entourent et pénètrent les organes internes) améliore son métabolisme de façon automatique et spontanée. L’enfant commence à respirer mieux, digérer mieux et dormir mieux.

Par conséquent, son énergie se voit triplée et il a  maintenant la possibilité d’avoir plus d’interactions avec son entourage.

Ceci devrait être votre principal objectif, quel que soit le type de réhabilitation pour lequel vous optez par la suite.

Dans les semaines qui suivent, expérimentez ces deux petits changements dans la vie de votre enfant. 

1. Identifiez les activités qui lui demandent beaucoup d’énergie et introduisez des périodes de relaxation (où il ne fera rien);
planifiez des moments loin du bruit et du chaos; planifiez des sessions de musique douce, etc.
​​​​​​​
2. Doublez sa consommation d’eau

Seulement avec ces deux petits changements, votre enfant sentira la différence, sera plus relax, ouvert à son environnement et à vous!

La prochaine fois, je vous parlerai d’une autre amélioration que vous pouvez atteindre avec votre enfant:

Répertoire Multi-Dimensionnel de Mouvements vs les ouvements robotiques… autrement dit, comment mettre fin aux mouvements en ‘bloc’ de votre enfant.

Soyez-y!

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7 améliorations essentielles au bout de vos doigts grâce aux techniques de renforcement des fascias!

Partie 1

Lever la tête et le tronc sans effort!

Qu’est-ce que la robustesse?

C’est la capacité ‘spontanée’ de tenir sa tête et son tronc droit lorsque placé dans une position verticale.
Et par ‘spontanée’, je veux dire que cette habileté ne peut jamais être atteinte par l’entraînement, elle doit faire partie de la structure même de l’enfant.  Vous avez certainement déjà assisté aux efforts laborieux de votre enfant pour se tenir droit, efforts qui tiennent plus de l’accomplissement olympique  que d’une fonction motrice normale.

Mais pourquoi est-ce si difficile pour lui/elle de se tenir droit?

Simplement parce que notre canevas structurel nous assure un support adéquat et spontané alors que celui de l’enfant atteint de paralysie cérébrale est spectaculairement affaibli. Et il s’en suit que de lui demander de ‘se tenir droit’ alors que son canevas n’est pas renforcé revient à s’entêter à faire tenir une poupée de chiffon droite.

Votre enfant fait bravement appel à ses muscles squelettiques pou r (il vous suffit de penser combien vous vous fatiguez vite quand vous entraînez vos biceps en levant des poids!)

Une mise en charge ne devrait exiger aucun effort!

 Nos fascias, quand ils bénéficient d’un tonus adéquat,créent une force hydraulique à l’intérieur de notre corps qui nous permet de maintenir une position droite.  Chez l’enfant cérébrolésé,  ces tissus sont affaiblis.

Mais la bonne nouvelle est qu’il est possible de les renforcer par des techniques spécifiques faciles à apprendre.

Fini les efforts acharnés, les objectifs irréalisables, les déceptions!

Le renforcement des fascias crée une force hydraulique dans le cou et le tronc de l’enfant qui lui permet de se supporter spontanément et de lutter contre la gravité.

Et autre bonne nouvelle: les fascias qui ont retrouvé un tonus normal ne s’affaiblissent plus!

La prochaine fois, j’aborderai un autre objectif réalisable :celui de la
​​​​​Vitalité et vigueur vs vulnérabilité et fragilité
​​​​​​​

 

 

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7 améliorations essentielles à portée de main grâce aux techniques de renforcement des fascias

Partie 1

Tenir la tête et le torse sans effort!

Qu’est ce que la robustesse?

C’est la capacité «spontanée» de tenir la tête haute et le tronc droit en position verticale.

Quand je dis «spontané», je veux dire que cette capacité ne peut pas être atteinte par la formation, elle doit être intégrée dans la structure de votre enfant. Vous avez certainement observé les efforts acharnés de votre enfant pour atteindre ces objectifs, qui ressemblent plus à une réalisation olympique qu’à des fonctions motrices normales.

Pourquoi est-il si difficile pour votre enfant de soulever la tête ou de s’asseoir?

Tout simplement parce que la toile même de chacun de nous, assurant un soutien approprié et spontané, est considérablement affaiblie chez un enfant atteint de paralysie cérébrale. Demander à votre enfant de «tenir» une position alors que sa toile n’est pas renforcée revient à tenter de faire tenir une poupée de chiffon.

Votre enfant lance un appel courageux à ses muscles squelettiques pour tenter de «décoller», mais ces muscles ne sont pas conçus pour accomplir cette fonction et nécessitent beaucoup d’énergie pour s’activer (pensez à la fatigue de vos muscles lorsque vous soulevez des poids au gymnase! )

La mise en charge ne devrait nécessiter aucun effort!

Lorsque nos fascias ont le bon ton, ils assurent une capacité hydraulique dans notre corps qui nous permet de tenir spontanément une position spécifique.

Le problème, chez les enfants atteints de paralysie cérébrale, est que ces tissus sont affaiblis et que la capacité hydraulique est par conséquent diminuée. Cependant, la bonne nouvelle est que les fascias peuvent être renforcés grâce à des techniques spécifiques et faciles à apprendre.

Plus d’effort, plus d’objectifs inaccessibles, plus de déceptions.

Le fascia renforcé crée une capacité hydraulique améliorée à l’intérieur du cou et du torse de votre enfant, améliorant le soutien spontané et réel de sa structure.

La prochaine fois, je couvrirai le deuxième ensemble de conditions de développement réalisables:

Vitalité et vigueur vs vulnérabilité et fragilité

Vous ne voudrez pas le manquer!

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Le secret pour que votre enfant connaisse une année scolaire fructueuse.

R-E-L-A-X-E-Z!

Tous les parents d’enfants avec des besoins spéciaux ont la même obsession: stimuler!

Il existe cette croyance parmi les parents d’enfants handicapés que plus vous les stimulez physiquement et mentalement, meilleures sont vos chances de succès d’améliorer leurs performances fonctionnelles et cognitives. Mais, avez-vous déjà songé à l’énergie que requiert chez votre enfant cette constante stimulation (et souvent sur-stimulation)? Il existe 5 sources à partir desquelles nous tirons notre énergie : la nourriture, l’hydratation, la respiration, le sommeil et un bon métabolisme. Mais dès l’on regarde la situation de plus près, on réalise que les enfants atteints de paralysie cérébrale ne mangent pas autant que les autres enfants, digèrent moins bien, boivent moins (habituellement beaucoup moins!), ont souvent des problèmes respiratoires et souffrent d’un sommeil léger. Pour toutes raisons, il a été démontré qu’un enfant atteint de paralysie cérébrale dépense 3 fois plus d’énergie que les autres enfants, et ceci pour quelque activité que ce soit, intellectuelle, motrice ou même métabolique. En d’autres mots, une heure quotidienne de trajet dans un transport adapté pour se rendre à l’école (une demi-heure aller et une demi-heure retour) cause chez lui la même fatigue qu’un trajet quotidien de 3 heures!!!! Et l’on n’a même pas encore commencé à le stimuler… regarder une vidéo pendant 30 minutes représente la même fatigue que la regarder pendant une heure et demie; se trouver dans un environnement bruyant le stresse 3 fois plus que les autres enfants. Résultat : le surplus d’énergie dont bénéficient les autres enfants et leur permet de grandir et s’épanouir est totalement épuisé chez’ l’ enfant cérébrolésé.

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ABR ‘renverse’ les résultats de la courbe du SCFMG!

Connaissez-vous le SCFMG (Système de Classification de la Fonction Motrice Globale)? La plupart des parents n`en ont jamais entendu parler…pourtant il s’agit DU sytème de référence international utilisé en Amérique du Nord et en Europe de l’ouest pour évaluer le succès des nterventions cliniques en paralysie cérébrale.

Le SCFMG est un système de classification qui repose sur 5 niveaux. Le niveau 1 correspondant aux enfants légèrement atteints qui généralement peuvent marcher sans restrictions, mais qui présentent des limites dans d’autres habiletés motrices plus sophistiquées. Le niveau 5 correspondant aux enfants les plus sévèrement atteints qui sont très limités pour se mouvoir, même avec des moyens technologiques pour les assister.

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Le SCFMG démontre clairement les limites des techniques de réhabilitation d’entraînement chez les individus atteints de paralysie cérébrale.

Selon ces courbes, tous les niveaux de sévérité démontrent le même phénomène caractérisé la l’arrêt des améliorations fonctionnelles à partir de l’âge de 9 ans chez les individus sévèrement atteints (niveaux 3,4 et 5), clairement illustré par les courbes descendantes de progrès dès l’âge de 4 ou 5 ans.

Le SCFMG parle par lui-même. Les professionnels, en dépit de tous leurs efforts pour améliorer le sort des enfants atteints de paralysie cérébrale, réfèrent souvent à ce phénomène comme d’une malédiction: ‘Nous ne pouvons renverser les résultats de la courbe!’ est une expression que l’on entend couramment dans les congrès des professionnels de la santé.

Autrement dit, une structure de piètre qualité ne mène nulle part en terme de fonction, quelle que soit le mode d’intervention utilisé pour la maximiser.

Mais voici la bonne nouvelle!

ABR a effectué une étude prospective multi-centre étalée sur 3 ans visant à évaluer l’influence du programme ABR sur la qualité de vie le bien-être, et la fonction motrice d’enfants atteints de paralysie cérébrale.  Cette étude inclut au-delà de 100 participants, la plupart de type 4 et 5 (cas les plus sévères) sur l’échelle du FCSMG, provenant d’Amérique du Nord et du Sud. Cette étude démontre, à partir de résultat statistiquement significatifs, les bénéfices reliés à la technique ABR.

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